Définition ceintre

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Cette page rassemble une définition claire du mot ceintre, ses principaux sens en français moderne et, lorsque c’est pertinent, des synonymes, contraires, exemples d’emploi et liens utiles. Le-Dictionnaire.com propose un dictionnaire généraliste, adapté à un usage quotidien : élèves, étudiants, rédacteurs, professionnels ou simples curieux.
Définition Synonymes
Ceintre (Nom commun)
[sɛ̃tʁ] / Masculin
  • (Marine) (Vieilli) (Désuet) Gros bourrelet formé avec des cordages.
Informations complémentaires
Ne pas confondre un ceintre, terme maritime et un cintre, ustensile pour suspendre les habits.

Le mot ceintre n’est pas de ceux que l’on emploie tous les jours, mais il traverse des univers étonnamment variés, de l’architecture à la mode, de la mécanique à la poésie du quotidien. À première vue, on pense immédiatement au cintre, cet objet de bois, de plastique ou de métal sur lequel on suspend les vêtements. Pourtant, dans sa graphie classique ceintre, il garde une saveur plus ancienne, plus technique aussi, qui mérite qu’on s’y attarde un instant. Il arrive que l’on croise les deux formes – ceintre et cintre – mais le premier, plus rare, désigne souvent des usages spécialisés, voire patrimoniaux.

Dans le domaine de l’architecture, le ceintre désigne une armature en bois, généralement en demi-cercle, utilisée pour soutenir une voûte ou un arc pendant sa construction. C’est une structure provisoire, un support essentiel tant que les pierres ne tiennent pas d’elles-mêmes. Une fois la clef de voûte posée, le ceintre peut être retiré. Il a rempli son rôle, silencieux mais crucial. On pourrait y voir une métaphore de toute chose transitoire mais fondatrice : sans lui, rien ne tient, et pourtant il disparaît à la fin.

On peut supposer que ce mot a glissé peu à peu vers des usages plus domestiques, en se transformant en cintre, avec un "i", pour désigner l’objet du placard. Le passage du ceintre de chantier au cintre de dressing n’est pas une simple coïncidence sonore. Il y a, dans les deux cas, l’idée de soutenir, de maintenir une forme. Qu’il s’agisse d’un arc en pierre ou d’une chemise en lin, la logique est la même : épouser une courbe, permettre la tenue. Le lien étymologique, même flou, reste sensible.

Certains diront que le mot ceintre évoque quelque chose de désuet, un vocabulaire d’artisan, de compagnon du devoir. Ce n’est pas faux. On le retrouve dans les manuels anciens, dans les récits de construction des cathédrales ou des ponts. Il appartient à un lexique de la main, du bois ajusté, du temps lent. Ceintre rime avec mesure, avec précision. Rien n’est laissé au hasard quand il s’agit de soutenir une voûte. Et il y a là, mine de rien, une forme de noblesse.

Mais le mot ne s’est pas limité au bâti. Il s’infiltre aussi dans la mécanique, où il peut désigner certains gabarits ou formes destinés à plier, cintrer, ou contraindre un matériau. On revient alors à l’idée première du mot : ceintre, du latin cinctra, qui évoque ce qui enserre, ce qui ceint, ce qui donne une forme. Il ne s’agit plus seulement de tenir, mais de guider, de modeler. Une fonction presque invisible, mais toujours structurante.

Il arrive encore que certains textes emploient ceintre à des fins poétiques, pour évoquer une forme arquée, une tension élégante dans une courbe, un geste suspendu. Ces usages sont rares, mais ils témoignent d’une vitalité discrète. Le mot n’est pas mort. Il dort dans certains livres, réapparaît parfois dans un chantier, une conversation d’initié, un musée technique.

Dans l’usage quotidien, le cintre a pris le dessus, écrasant presque totalement son cousin plus noble et plus ancien. Et pourtant, lorsqu’on parle de charpente, de maçonnerie traditionnelle, ou d’outils de forge, ceintre reste le mot juste. Il est probable que, dans certains milieux professionnels, on continue de faire la distinction, même si elle échappe au grand public. Ce genre de mot, à mi-chemin entre l’usage et l’histoire, a besoin d’être transmis pour ne pas disparaître.

Enfin, on pourrait dire que le ceintre appartient à ces mots discrets mais porteurs. Il est rarement mis en avant, ne fait pas l’objet de débat, ne suscite pas de passion. Et pourtant, il dit quelque chose d’essentiel sur la manière dont on bâtit, dont on soutient, dont on donne une forme stable à ce qui ne tient pas encore. Un mot de charpente, dans tous les sens du terme.
Questions fréquentes
Quelle est la définition du mot « ceintre » ?
La présente page rassemble les principaux sens du mot « ceintre », organisés par nature grammaticale et accompagnés d’indications utiles (prononciation, genre, notes d’usage...).
Comment écrire correctement le mot « ceintre » ?
Le-Dictionnaire.com rappelle l’orthographe correcte de « ceintre ». En cas de variantes ou de pièges fréquents, des précisions sont apportées dans les définitions ou les informations complémentaires.
Le mot « ceintre » est-il masculin ou féminin ?
Lorsque c’est pertinent, le genre grammatical (masculin, féminin, invariable, etc.) est indiqué en haut de la définition, à côté de la prononciation. Cela aide à accorder correctement les mots dans vos phrases.
S

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