Cette page rassemble une définition claire du mot consentement,
ses principaux sens en français moderne et, lorsque c’est pertinent, des synonymes,
contraires, exemples d’emploi et liens utiles. Le-Dictionnaire.com propose un
dictionnaire généraliste, adapté à un usage quotidien : élèves, étudiants,
rédacteurs, professionnels ou simples curieux.
(En particulier) (Absolument) (Vieilli) L’accord donné par les parenta au mariage d’un de leurs enfants.
consentement : usages, constructions, expressions
Nom masculin. Le consentement est le fait d’accepter librement quelque chose, après l’avoir compris, et sans contrainte. On parle de consentement pour une décision (consentement à un contrat), une autorisation (consentement des parents), un acte (consentement à un soin), ou une relation (consentement mutuel). Le mot implique une volonté claire, une possibilité réelle de dire non, et l’absence de pression, de menace, de manipulation ou d’abus de pouvoir. Dans les usages juridiques, médicaux et éthiques, le consentement doit souvent être éclairé (information suffisante), explicite (accord exprimé) ou au minimum non équivoque (pas d’ambiguïté). Le fil conducteur : accord, liberté, compréhension, et respect des limites.
2Consentement éclairéaccord après information (médical, data, etc.)
3Libre et sans contrainteabsence de pression, possibilité de refuser
4Mutuel / réversiblepeut être retiré, doit être partagé
Constructions courantes
donner son consentementExprimer son accord : de façon claire, libre, sans pression.
recueillir le consentementObtenir l’accord après information (médical, juridique, numérique).
consentement expliciteAccord exprimé clairement (oui, signature, case cochée).
consentement impliciteAccord déduit du contexte : usage délicat, souvent insuffisant en droit.
consentement éclairéAccord après information compréhensible sur risques, effets, alternatives.
consentement libreAccord sans contrainte, menace, pression, abus d’autorité.
consentement mutuelAccord partagé entre les parties, pas à sens unique.
sans consentementAbsence d’accord : interdit, illégitime ou contraire à l’éthique selon contexte.
vice du consentementEn droit : erreur, dol, violence, etc., qui altèrent la validité.
retirer son consentementRevenir sur son accord (souvent possible, selon cadre).
consentement préalableAccord donné avant l’action : photo, données, intervention, diffusion.
consentement non équivoqueAccord sans ambiguïté : pas de doute raisonnable sur la volonté.
obtenir le consentementFormule neutre : demander et recevoir un accord.
question de consentementMet l’accent sur limites, pouvoir, respect, cadre.
absence de consentementFormulation plus formelle, souvent juridique.
Astuce rédaction
Si tu écris sur le consentement, évite le flou : précise le cadre (quoi ? pour quoi ? jusqu’à quand ?), et ajoute une phrase simple sur la liberté (possibilité de dire non, absence de pression) et sur le retrait (comment revenir sur son accord).
Nuances de sens (avec mots proches par contexte)
Consentement vs accord (plus fort et plus cadré)
Mots proches
consentementaccordautorisation
Exemple
Accord est général. Consentement insiste sur la liberté, la compréhension et l’absence de pression.
Consentement vs assentiment
Mots proches
consentementassentimentapprobation
Exemple
Assentiment est plus soutenu et peut être plus passif. Consentement suppose une volonté réelle et un choix.
Consentement éclairé vs consentement “formel”
Mots proches
éclairéinformationsignature
Exemple
Signer ne suffit pas toujours : l’idée d’éclairé implique compréhension et information adaptée.
Consentement explicite vs ambigu
Mots proches
explicitenon équivoqueambigu
Exemple
Un oui clair vaut mieux qu’une situation floue. Le consentement se vérifie, surtout quand il y a doute.
Consentement et retrait (réversibilité)
Mots proches
retirerrévoquerchanger d’avis
Exemple
Dans de nombreux contextes, le consentement peut être retiré. Un accord n’est pas un chèque en blanc.
Étymologie / histoire
Du latin consentire (« être d’accord, approuver »), formé de con- (« avec ») et sentire (« sentir, penser »). Le mot garde l’idée d’un accord partagé, d’une volonté qui va dans le même sens.
Pourquoi c’est utile
L’idée de “sentir/penser ensemble” rappelle que le consentement n’est pas une devinette : il faut un accord compréhensible, partagé, sans ambiguïté.
Registre & emplois typiques
Droit / contrats
Accord qui engage : consentement à un contrat, consentement des parties, vice du consentement.
Sans consentement libre et éclairé, un accord peut être contesté.
Médecine / soins
Consentement aux soins : information, compréhension, décision, possibilité de refuser.
Le médecin a expliqué les options, puis a recueilli le consentement du patient.
Données / numérique
Autorisation d’usage de données : consentement explicite, choix, retrait possible.
L’utilisateur peut retirer son consentement à tout moment dans les paramètres.
Relations / intimité
Accord mutuel : clair, sans ambiguïté, révocable, respect des limites.
Le consentement se vérifie : un silence ou une hésitation ne valent pas accord.
Vie quotidienne
Accord simple : consentement des parents, consentement pour une photo, une sortie, un prêt.
Ils ont donné leur consentement pour l’utilisation de l’image.
Expressions et locutions
Clique une expression pour afficher son sens.
Exemples prêts à l’emploi
Phrases prêtes à l’emploi (selon ton contexte)
Choisis un ton et copie une phrase complète (mail, juridique, médical, relationnel).
Sélectionne un style ci-dessus.
Le consentement doit être libre : si la pression est forte, l’accord n’est pas vraiment choisi.
Le patient a donné un consentement éclairé après explication des risques et des alternatives.
Sans consentement explicite, l’utilisation d’une photo peut poser problème.
Le consentement peut être retiré : ce qui était ok hier ne l’est pas forcément aujourd’hui.
En droit, un vice du consentement peut rendre un contrat contestable.
En cas de doute, on vérifie le consentement plutôt que d’interpréter.
Pièges et erreurs fréquentes
Confusions fréquentes
1) Silence = consentement. 2) Absence de résistance = accord. 3) Pression/abus de pouvoir ignorés. 4) Consentement réduit à une formalité. 5) Oubli du retrait possible.
Croire qu’un silence vaut consentement
Le silence, l’hésitation ou la passivité ne suffisent pas à établir un accord clair. En cas de doute, il faut demander et vérifier.
Confondre consentement et absence de résistance
Ne pas s’opposer ne signifie pas accepter. Le consentement implique une volonté réelle et libre, pas seulement l’absence de refus.
Ignorer le contexte de pouvoir ou de pression
Un accord peut être biaisé par la peur, la dépendance, l’autorité, la manipulation. Le consentement suppose la possibilité réelle de dire non.
Réduire le consentement à une formalité (case cochée, signature)
Une signature ne garantit pas la compréhension. Selon les contextes, le consentement doit être éclairé : information, alternatives, risques, questions.
Oublier que le consentement peut être retiré
Dans beaucoup de cadres (données, relations, certains soins), un accord n’est pas définitif. On peut changer d’avis et le dire.
Famille de mots
consentirVerbe : accepter, donner son accord.
consensuelAdjectif : fondé sur l’accord des parties.
consensusNom masculin : accord général au sein d’un groupe.
accordNom masculin : terme général, moins cadré que consentement.
Le consentement est un accord donné librement et en toute connaissance de cause pour une action, une décision ou une interaction, notamment dans les domaines du droit, des relations humaines et de la sexualité. Il implique l'absence de contrainte, de manipulation ou de pression, et il doit être réversible à tout moment. Sans consentement, une action peut être considérée comme illégitime, abusive ou criminelle, selon le contexte.
Dans le domaine juridique, le consentement est un élément fondamental pour la validité d’un contrat, d’une transaction ou d’un engagement. En droit civil, un accord doit être obtenu sans vice du consentement, c'est-à-dire sans erreur, dol (tromperie) ou violence. En droit pénal, le consentement est particulièrement central dans les affaires impliquant l'intégrité physique, comme les agressions ou les infractions sexuelles. Dans certains contextes, la loi considère qu’un individu n’est pas en capacité de consentir, par exemple en raison de son âge, d’un état d’ivresse ou d’une déficience mentale.
Dans les relations sociales et personnelles, le consentement est un pilier du respect et de la communication. Il s’applique aussi bien aux interactions physiques qu’aux échanges verbaux ou aux prises de décision collectives. Demander l’avis d’autrui avant d’agir sur une situation qui le concerne est une marque de considération et d’éthique. Le consentement est une base essentielle dans les dynamiques de confiance, que ce soit dans l’amitié, le travail ou la famille.
Dans le cadre de la sexualité, le consentement mutuel est la condition indispensable à toute relation saine et respectueuse. Il doit être clair, explicite, libre et continu : il ne peut être présumé, forcé ou obtenu sous pression. Un "oui" arraché sous la contrainte ou dans un état altéré (alcool, drogue, peur) n’est pas un véritable consentement. De nombreuses campagnes de sensibilisation insistent sur le fait que le consentement doit être enthousiaste et réciproque, et qu'il peut être retiré à tout moment.
Dans le monde numérique et technologique, le consentement est également crucial, notamment en matière de protection des données personnelles. Les utilisateurs doivent donner leur accord avant que leurs informations ne soient collectées, stockées ou utilisées par des entreprises. Le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) en Europe impose ainsi des règles strictes sur l’obtention du consentement pour garantir la transparence et la sécurité des utilisateurs sur Internet.
Enfin, la notion de consentement évolue avec le temps et les avancées sociétales. Autrefois minimisé dans certains contextes, il est aujourd’hui reconnu comme un droit fondamental qui protège l’individu contre toute forme d’abus ou de manipulation. Apprendre à demander et à respecter le consentement est une compétence essentielle pour favoriser des interactions équilibrées et harmonieuses, basées sur le respect mutuel et la liberté de choix.
Questions fréquentes
Quelle est la définition du mot « consentement » ?
La présente page rassemble les principaux sens du mot « consentement »,
organisés par nature grammaticale et accompagnés d’indications utiles (prononciation, genre, notes d’usage...).
Comment écrire correctement le mot « consentement » ?
Le-Dictionnaire.com rappelle l’orthographe correcte de « consentement ».
En cas de variantes ou de pièges fréquents, des précisions sont apportées dans les définitions ou les
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Le mot « consentement » est-il masculin ou féminin ?
Lorsque c’est pertinent, le genre grammatical (masculin, féminin, invariable, etc.) est indiqué en haut de la définition,
à côté de la prononciation. Cela aide à accorder correctement les mots dans vos phrases.
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