Cette page rassemble une définition claire du mot geindre,
ses principaux sens en français moderne et, lorsque c’est pertinent, des synonymes,
contraires, exemples d’emploi et liens utiles. Le-Dictionnaire.com propose un
dictionnaire généraliste, adapté à un usage quotidien : élèves, étudiants,
rédacteurs, professionnels ou simples curieux.
Geindre (Nom commun)
[ʒɛ̃dʁ] / Masculin
- (Désuet) Ouvrier d’une boulangerie, celui qui pétrit le pain.
Geindre (Verbe)
[ʒɛ̃dʁ] / Intransitif 3e groupe
- Se lamenter, gémir, se plaindre à diverses reprises d’une voix languissante et non articulée.
Informations complémentaires
Geindre n’est pas pleurer. Ce n’est pas crier non plus. C’est ce qui s’installe entre les deux, dans ce couloir étroit de la plainte sourde, continue, presque murmurée. Le mot lui-même semble couler du nez ou sortir du fond de la gorge. Il dit quelque chose d’humain, de vulnérable, de las aussi. Geindre, c’est faire du bruit sans explosion. C’est se plaindre sans s’expliquer. C’est un peu animal parfois, un peu enfantin aussi.
Il y a dans geindre une répétition, une sorte de litanie qui ne cherche pas à convaincre. On ne gémit pas pour être compris, on gémit parce qu’on ne peut pas faire autrement. Le mot a un parfum d’ancien français, ce qui n’est pas une coïncidence : il traîne avec lui une certaine lenteur, un désespoir sans éclat. Il arrive qu’on dise d’un malade alité qu’il gémit, comme on parlerait d’un bois qui craque ou d’un vent qui siffle. C’est organique.
Ce verbe dérange un peu. Il est souvent associé à la faiblesse, au refus de se taire, à l’insistance pénible. Geindre n’est pas noble. On peut pleurer dignement, crier avec force. Mais geindre, non. Geindre dérange car il n’a pas de fin. Il fatigue celui qui écoute. Il lasse. Et pourtant, chacun a gémi un jour ou l’autre. On le sait. On ne veut juste pas le reconnaître. Certains diront que geindre est une forme de résistance. D’autres, de lâcheté.
On gémit souvent seul. Dans une chambre, dans la nuit, dans une voiture arrêtée, dans les toilettes d’un bureau. Ce n’est pas un verbe de foule. Ce n’est pas un acte public. Même lorsqu’il se glisse dans les dialogues, geindre garde une certaine pudeur : "Arrête de geindre" n’est pas une critique frontale, c’est une tentative d’éteindre une plainte qui dérange. Pas toujours pour de bonnes raisons. On coupe court. On ne veut pas entendre.
Il y a des gens qui geignent tout bas, et d’autres à longueur de journée. Le mot peut devenir une étiquette sociale. Un collègue qui gémit tout le temps, un voisin qui ne fait que geindre, un ami qui se lamente en continu. Geindre finit par définir la personne. Ce n’est plus un symptôme, c’est une habitude. Et le mot, à force, devient cruel. Il étiquette, il enferme. On le jette comme un reproche, rarement comme une écoute.
Mais geindre, parfois, soulage. Ce n’est pas spectaculaire, ça ne règle rien, mais ça laisse sortir un peu de tension. Il y a des moments où on gémit sans s’en rendre compte. Entre deux contractions, entre deux silences, entre deux pensées. Geindre est alors une faille du langage. Un souffle mal maîtrisé, mais humain. Et peut-être que c’est là que réside sa fonction. Dans l’imprécis, le presque inaudible, mais pourtant présent.
On pourrait croire que geindre est un mot usé, vieilli, désuet. Il n’en est rien. Il revient, il s’installe. On le lit dans les articles, on l’entend dans les émissions, parfois même dans des chansons. Parce qu’il décrit une posture. Un état du corps, un état d’âme. Un fléchissement discret. Pas une chute, pas une blessure ouverte. Juste une plainte lancinante qui ne veut pas mourir. Le mot a cette persistance, il ne claque pas, il s’infiltre.
Et quand on y pense, il n’y a pas vraiment d’équivalent. Se plaindre, râler, pleurnicher, oui, mais aucun ne dit exactement la même chose. Geindre a ce côté intermédiaire, ce ton flottant, pas tout à fait verbal, pas tout à fait silencieux. Il est à la fois supportable et insupportable. Comme une corde qui vibre, sans jamais rompre. C’est sans doute ce qui fait sa justesse. On ne le choisit pas vraiment. Il arrive, et on l’entend.
Questions fréquentes
Quelle est la définition du mot « geindre » ?
La présente page rassemble les principaux sens du mot « geindre »,
organisés par nature grammaticale et accompagnés d’indications utiles (prononciation, genre, notes d’usage...).
Comment écrire correctement le mot « geindre » ?
Le-Dictionnaire.com rappelle l’orthographe correcte de « geindre ».
En cas de variantes ou de pièges fréquents, des précisions sont apportées dans les définitions ou les
informations complémentaires.
Le mot « geindre » est-il masculin ou féminin ?
Lorsque c’est pertinent, le genre grammatical (masculin, féminin, invariable, etc.) est indiqué en haut de la définition,
à côté de la prononciation. Cela aide à accorder correctement les mots dans vos phrases.