Définition raller

Cette page rassemble une définition claire du mot raller, ses principaux sens en français moderne et, lorsque c’est pertinent, des synonymes, contraires, exemples d’emploi et liens utiles. Le-Dictionnaire.com propose un dictionnaire généraliste, adapté à un usage quotidien : élèves, étudiants, rédacteurs, professionnels ou simples curieux.
Définition Synonymes Conjugaison
Raller (Verbe)
[ʁa.le] / Intransitif 1er groupe
  • Pousser son cri, en parlant du cerf, du chevreuil.
Raller (Verbe)
[ʁa.le] / Intransitif 3e groupe
  • Aller de nouveau, à nouveau.
Informations complémentaires
Le verbe raller n’est plus franchement utilisé dans le langage courant, et pourtant, il fait partie de ces petits mots anciens qui ont eu leur heure de gloire. On le retrouve parfois dans les textes littéraires, notamment du XIXe siècle, ou dans les parlers régionaux. Il signifie, en gros, râler ou grogner, avec cette nuance particulière de plainte un peu traînante, souvent prononcée du fond de la gorge. Ce n’est pas un simple synonyme de protester, c’est un bruit, presque un souffle, qui exprime l’agacement ou l’irritation.

Dans certaines acceptions plus rares, raller pouvait aussi décrire une sorte de respiration rauque, une manière de haleter en fin de vie. C’est d’ailleurs dans ce sens que certains textes médicaux anciens l’utilisaient : on disait alors qu’un malade "rallait", comme un dernier souffle difficile. Il faut avoir en tête que ce genre de sens, très spécifique, a complètement disparu de l’usage quotidien, mais on le retrouve encore dans des archives ou des descriptions cliniques d’époque.

Certains diront que raller a tout simplement été remplacé, absorbé par le verbe râler, plus courant, plus moderne. La ressemblance entre les deux ne joue pas en faveur du plus ancien. Râler est devenu populaire, répandu dans toutes les couches sociales, tandis que raller a glissé doucement vers l’oubli. Il arrive qu’on le croise à l’écrit, dans une tentative de style un peu désuète, ou dans une chanson ancienne. Mais dans la bouche, il sonne bizarre. Un peu trop râpeux.

Sur le plan linguistique, on peut supposer que raller est un parent lointain de mots comme ralement ou raler, qui ont disparu eux aussi. Il s’inscrit dans une tradition orale, plus que grammaticale. Il n’a pas vraiment d’existence scolaire ou académique aujourd’hui. Ce n’est pas un mot qu’on apprend, mais plutôt qu’on découvre, par hasard, au détour d’un vieux texte, ou chez un grand-parent qui parle encore “à l’ancienne”.

La question de son orthographe est aussi intéressante. Certains anciens dictionnaires l’écrivent raler, sans accent circonflexe, d'autres avec un l unique. La frontière avec râler est devenue floue. Ce flou orthographique contribue à sa disparition : comment transmettre un mot que personne n’écrit de la même façon ? C’est comme s’il avait été avalé par son cousin plus sonore, plus vivant. Et pourtant, le raller a son propre timbre.

Il arrive qu’un écrivain l’emploie volontairement, pour donner une touche d’époque à son texte. Dans ce cas, raller devient presque un outil stylistique, une manière de camper un personnage ou une époque. Il évoque un parler rude, campagnard, ou tout simplement fatigué. Il faut tendre l’oreille pour l’entendre, dans les romans naturalistes ou les récits populaires d’un autre siècle. Et parfois, dans une pièce de théâtre, il ressurgit, presque par surprise.

Ce qui est étonnant, c’est que raller n’a jamais vraiment été un mot central. Il a toujours été un peu en marge, un mot de la périphérie, discret, mais expressif. Il a existé dans l’ombre des grands verbes de plainte, comme gronder, maugréer, grogner. Il en partage le fond, mais pas la forme. Moins noble, moins poli. C’est un mot qui s’écoute plus qu’il ne se lit. Et peut-être que c’est pour cela qu’il s’est effacé.

Mais il reste attachant. Il a ce goût d’ancien, ce grain de voix un peu râpeux qui évoque une France qui parle autrement. Utiliser le mot raller aujourd’hui, c’est faire un pas de côté. C’est convoquer le passé, donner une couleur différente à une phrase. Même s’il ne revient pas en force, il continue d’exister, tranquillement, dans un coin de la langue. Pas éteint, pas tout à fait vivant. Juste en suspens.
Questions fréquentes
Quelle est la définition du mot « raller » ?
La présente page rassemble les principaux sens du mot « raller », organisés par nature grammaticale et accompagnés d’indications utiles (prononciation, genre, notes d’usage...).
Comment écrire correctement le mot « raller » ?
Le-Dictionnaire.com rappelle l’orthographe correcte de « raller ». En cas de variantes ou de pièges fréquents, des précisions sont apportées dans les définitions ou les informations complémentaires.
Le mot « raller » est-il masculin ou féminin ?
Lorsque c’est pertinent, le genre grammatical (masculin, féminin, invariable, etc.) est indiqué en haut de la définition, à côté de la prononciation. Cela aide à accorder correctement les mots dans vos phrases.
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