"Si vous touchez aux maths, vous ne devez être ni pressés, ni cupides, fussiez-vous roi ou reine."
Cette page rassemble une définition claire du mot cupide,
ses principaux sens en français moderne et, lorsque c’est pertinent, des synonymes,
contraires, exemples d’emploi et liens utiles. Le-Dictionnaire.com propose un
dictionnaire généraliste, adapté à un usage quotidien : élèves, étudiants,
rédacteurs, professionnels ou simples curieux.
Adjectif. Cupide qualifie quelqu’un qui désire avec excès posséder, gagner ou accaparer, le plus souvent par avidité d’argent ou de biens, mais aussi de pouvoir, d’influence ou d’avantages. Être cupide, ce n’est pas seulement aimer l’argent : c’est vouloir toujours plus, parfois au détriment des autres. Nuance utile : cupide n’est pas exactement avare. L’avare garde et dépense difficilement ; le cupide convoite et cherche à obtenir. Le fil conducteur : une convoitise jugée excessive et moralement critiquable.
1Avide d’argentcherche le gain, l’intérêt matériel
2Avide de biens / avantagesconvoitise, envie d’accaparer
3Figuré : cupide de pouvoirdésir excessif de domination, influence
4Registre moralterme évaluatif, souvent péjoratif
Constructions courantes
être cupideForme la plus simple.
un homme / une femme cupideUsage courant.
cupide d’argentComplément de cause/objet du désir.
cupide de pouvoirExtension figurée.
regard cupideMétaphore : désir visible.
des mains cupidesImage : prendre, saisir, accaparer.
une ambition cupideAmbition jugée démesurée.
cupiditéNom : le trait de caractère.
convoitiseMot proche : désir de posséder.
aviditéSynonyme : appétit excessif.
cupide vs avareCupide veut obtenir ; avare veut garder.
cupide vs ambitieuxAmbitieux peut être neutre/positif ; cupide est moralement négatif.
Pour être précis, dis de quoi la personne est cupide : d’argent, de pouvoir, d’avantages. Et si tu veux nuancer, oppose cupide (vouloir prendre) à avare (ne pas lâcher).
Nuances de sens (avec mots proches par contexte)
Cupide vs avare
Mots proches
cupideavarepingre
Exemple
L’avare retient et dépense peu ; le cupide convoite et cherche à obtenir davantage.
Cupide vs ambitieux
Mots proches
cupideambitieuxdéterminé
Exemple
Ambitieux peut être neutre (viser haut). Cupide implique une avidité jugée malsaine ou injuste.
Cupide vs gourmand
Mots proches
cupidegourmandvorace
Exemple
Gourmand est souvent léger ou lié à la nourriture. Cupide s’applique aux biens, à l’argent, au pouvoir.
Cupide vs intéressé
Mots proches
cupideintéresséopportuniste
Exemple
Intéressé décrit un calcul. Cupide décrit l’excès du désir de gain.
Cupidité vs cupidité sexuelle (sens rare)
Mots proches
cupiditédésirconvoitise
Exemple
Par extension littéraire, cupidité peut évoquer un désir intense, mais l’usage courant vise surtout l’argent et les avantages.
Étymologie / histoire
Du latin cupidus (« désireux, avide »), dérivé de cupere (« désirer »). Même famille que cupidité.
Pourquoi c’est utile
Le mot vient du désir (cupere). Il sert donc à distinguer l’appétit normal (vouloir réussir) d’une avidité jugée excessive (vouloir toujours plus, sans limite).
Registre & emplois typiques
Morale / jugement social
Critique d’un comportement intéressé.
On le disait cupide, prêt à tout pour gagner.
Économie / affaires (figuré)
Peut qualifier une stratégie jugée agressive.
Une politique cupide peut nuire à la confiance des clients.
Relations personnelles
S’emploie pour dénoncer l’intérêt ou l’exploitation.
Elle a trouvé sa demande cupide et déplacée.
Littérature
Adjectif expressif, souvent associé à l’avidité.
Le personnage cupide accumule sans jamais se satisfaire.
Politique / pouvoir
Extension : soif de pouvoir, d’influence.
Certains le jugent cupide de pouvoir et d’images.
Expressions et locutions
Clique une expression pour afficher son sens.
Exemples prêts à l’emploi
Phrases prêtes à l’emploi (selon ton contexte)
Formulations directes ou nuancées.
Sélectionne un style ci-dessus.
Il était cupide : chaque décision passait par la question du gain.
On l’accuse d’être cupide de pouvoir et d’attention médiatique.
Son regard cupide s’est posé sur l’enveloppe, avant même qu’on parle du projet.
La cupidité peut détruire une relation quand tout devient calcul.
Le mot est péjoratif : il porte un jugement sur la façon de désirer.
Pièges et erreurs fréquentes
Confusions fréquentes
1) Confondre cupide et avare. 2) Employer cupide comme simple synonyme d’ambitieux. 3) Utiliser le mot sans préciser l’objet du désir (argent, pouvoir…). 4) Oublier que c’est un jugement moral : le terme est rarement neutre.
Dire cupide pour parler d’une ambition normale
On peut vouloir réussir sans être cupide. Cupide implique l’excès et l’avidité, souvent au détriment d’autrui.
Confondre cupide et avare
Un avare garde et ne dépense pas. Un cupide veut obtenir toujours plus. Les deux peuvent coexister, mais ce n’est pas la même nuance.
Employer cupide sans contexte
Le mot est accusateur. En rédaction, appuie-le sur un fait (accaparement, fraude, relances agressives) ou choisis un terme plus neutre.
Oublier le féminin
On écrit : une personne cupide, une dirigeante cupide.
Utiliser cupide pour « gourmand »
Pour la nourriture, « gourmand » ou « vorace » sont plus justes. Cupide vise surtout l’argent et les avantages.
Famille de mots
cupiditéNom féminin : avidité, désir excessif de gain.
cupideAdjectif : avide, intéressé de façon excessive.
Le mot cupide désigne une personne animée par un désir excessif de richesse, de biens matériels ou d’avantages personnels. Être cupide, ce n’est pas simplement vouloir gagner sa vie ou aimer le confort, c’est vouloir toujours plus, souvent au détriment des autres, parfois même au mépris de toute morale. La cupidité pousse à accumuler sans fin, non par besoin, mais par appétit de possession.
La personne cupide est souvent perçue comme froide, calculatrice, insatiable. Elle ne trouve jamais satisfaction dans ce qu’elle possède déjà. Elle regarde le monde à travers le prisme de l’intérêt, évaluant les choses et les gens selon ce qu’ils peuvent lui rapporter. La richesse n’est pas pour elle un moyen, mais une fin en soi, une preuve de réussite, une obsession parfois cachée, parfois affichée sans honte.
Dans les relations humaines, la cupidité peut causer beaucoup de dégâts. Une personne cupide peut manipuler, mentir, trahir, si cela lui permet d’obtenir un avantage. Elle peut aussi faire preuve d’une absence d’empathie, incapable de voir au-delà de ses propres profits. Dans les affaires de famille, d’héritage, ou de pouvoir, la cupidité est souvent source de conflits, de jalousies, de ruptures.
Historiquement, la cupidité est l’un des sept péchés capitaux, dénoncée depuis des siècles par les religions, les philosophies et les morales traditionnelles. Elle est souvent opposée à la générosité, à la tempérance, au détachement. Beaucoup de récits anciens mettent en scène des personnages cupides qui finissent punis ou détruits par leur propre soif d’or. Elle est vue comme une faiblesse humaine, une passion dangereuse.
Dans le monde contemporain, la cupidité prend parfois des formes plus sophistiquées. Elle peut se cacher derrière des discours de performance, de croissance, de rentabilité. Elle alimente certains excès du capitalisme, des marchés financiers, de la spéculation. Sous couvert d’efficacité ou de succès, elle peut conduire à l’exploitation, à l’injustice, à l’aveuglement éthique. Elle devient alors un moteur social puissant mais destructeur.
Cependant, il ne faut pas confondre l’ambition saine avec la cupidité. Vouloir réussir, améliorer sa condition, sécuriser son avenir n’a rien de condamnable. Ce qui distingue la cupidité, c’est l’absence de limite, la volonté de tout prendre sans rien donner, la manière dont elle éclipse les autres valeurs. Elle transforme le désir en obsession, l’effort en accaparement, le mérite en avidité.
La figure du cupide est souvent utilisée dans la littérature, le théâtre ou le cinéma pour critiquer une société matérialiste. Du vieil avare chez Molière aux puissants corrompus des thrillers modernes, le personnage cupide suscite à la fois le rejet, la colère, et parfois même la pitié, tant il semble prisonnier de ses propres désirs. Il incarne une forme d’inhumanité, une déformation de l’âme rongée par la possession.
Sur le plan psychologique, la cupidité peut être le symptôme d’un vide intérieur, d’un manque affectif, d’une peur de perdre ou d’être dominé. Elle pousse à remplir un manque par l’avoir, à compenser l’insécurité par l’accumulation. Mais aucun objet, aucun compte bancaire, aucun bien ne suffit jamais. Car la cupidité ne connaît pas de satiété : elle s’alimente d’elle-même, en cercle fermé.
En somme, le mot cupide renvoie à un rapport déséquilibré au désir et à la possession, où l’on préfère tout garder plutôt que partager, tout prendre plutôt que créer ensemble. C’est un mot fort, qui juge un comportement, une tendance, parfois une société entière. Il nous interroge sur nos priorités, nos valeurs, nos limites. Car dans chaque être humain, il y a peut-être une part de cupidité – mais c’est ce qu’on en fait qui fait la différence.
Questions fréquentes
Quelle est la définition du mot « cupide » ?
La présente page rassemble les principaux sens du mot « cupide »,
organisés par nature grammaticale et accompagnés d’indications utiles (prononciation, genre, notes d’usage...).
Comment écrire correctement le mot « cupide » ?
Le-Dictionnaire.com rappelle l’orthographe correcte de « cupide ».
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