Cette page rassemble une définition claire du mot être,
ses principaux sens en français moderne et, lorsque c’est pertinent, des synonymes,
contraires, exemples d’emploi et liens utiles. Le-Dictionnaire.com propose un
dictionnaire généraliste, adapté à un usage quotidien : élèves, étudiants,
rédacteurs, professionnels ou simples curieux.
Définir un état, une caractéristique du sujet. Note : Peut avoir un COI à l’aide d’un adjectif.
Spécifier une localisation, une situation.
Exister.
(Impersonnel) (Soutenu) Il y a.
(Impersonnel) Le moment de la journée.
Le jour de la semaine ou la date du moment.
(Familier) Aller, se rendre. Note : Avec l’auxiliaire avoir.
Tirer son origine de.
(Auxiliaire) Verbe auxiliaire servant à former les temps composés de certains verbes intransitifs indiquant un mouvement ou un changement d’état et tous les verbes réflexifs.
(Auxiliaire) Verbe auxiliaire servant à former la forme passive.
(Construit avec sur ou dessus) S’occuper d’une affaire particulière, s’en occuper.
Être (Nom commun)
[ɛtʁ] / Masculin
Existence, c’est-à-dire le fait d’exister, au sens abstrait.
Organisme, créature vivante.
Personnalité ; âme.
(Par extension) (Plus rare) Ce qui constitue une chose.
être : usages, constructions, expressions
Verbe (ultra fréquent) : « être » sert à exprimer l’existence (être, exister), l’identité (je suis Nicolas), l’état (elle est fatiguée), la localisation (il est à Aix) et l’appartenance (c’est à moi). Il sert aussi d’auxiliaire pour former des temps composés (je suis parti, elle est venue) et pour la voix passive (il est aimé, elles sont respectées). Comme il est partout, les pièges sont nombreux : accord du participe passé avec être, distinction c’est/il est, et choix du sens exact (identité, état, présence, jugement).
1Exister / se trouverprésence, existence
2Être = état / qualitéêtre heureux, être prêt
3Auxiliaire (temps composés / passive)je suis venu, il est aimé
Constructions courantes
être + adjectifÉtat/qualité : être heureux, être prêt, être inquiet.
être + nomIdentité/attribut : être médecin, être un ami, être le responsable.
être + à + lieuLocalisation : être à Aix, être au bureau, être à la maison.
être + dans/sur/sous + lieuPosition : être dans un tiroir, sur la table, sous le lit.
être + de + matière/origineCaractéristique : être en bois, être de Paris (selon contexte).
être à + nom (appartenance)Possession : ce livre est à moi, ce dossier est à Paul.
être en train de + infinitifAction en cours : je suis en train de répondre.
être + participe passé (passive)Voix passive : il est respecté, elles sont écoutées.
être + participe passé (temps composé)Auxiliaire : je suis parti, elle est née, ils sont venus.
Astuce rédaction
Quand tu écris « être », pose-toi une question simple : je décris un état (adjectif), une identité (nom), un lieu (préposition), ou une action subie (passive) ? Ce mini tri évite beaucoup de phrases floues, et aide à choisir entre « c’est » et « il est ».
Nuances de sens (avec mots proches par contexte)
Être (état stable ou constat)
Mots proches
êtrese trouver (souvent)paraître (selon contexte)
Exemple
Je suis calme (constat). Je me trouve calme aujourd’hui (plus subjectif).
Devenir (changement d’état)
Mots proches
devenirse mettre àfinir par
Exemple
Il devient impatient (évolution), alors qu’il était patient au début.
Rester (continuité)
Mots proches
resterdemeurercontinuer à être
Exemple
Je reste disponible (la disponibilité se maintient).
Exister (insister sur l’existence)
Mots proches
existersubsisterse produire (pour un fait)
Exemple
Il existe une solution (accent sur l’existence, plus formel que “il y a”).
Il y a (présence, disponibilité)
Mots proches
il y ase trouverêtre présent
Exemple
Il y a un problème (présence d’un fait). Le problème est réel (jugement).
Étymologie / histoire
Issu du latin esse (« être, exister »), avec un système de formes très ancien et irrégulier, hérité de plusieurs racines indo-européennes. En français, « être » a conservé des formes variées selon les temps (je suis, nous sommes, il était, j’ai été), ce qui explique sa conjugaison atypique. Le verbe est au centre de la grammaire : il sert de copule (lien sujet-attribut) et d’auxiliaire.
Pourquoi c’est utile
Le caractère ancien de « être » explique ses formes très irrégulières (suis, sommes, était, été). En pratique, ça rappelle deux points : c’est un verbe central (copule, auxiliaire), et son emploi touche la grammaire (accords, passive, pronominaux) autant que le vocabulaire.
Registre & emplois typiques
Courant (identité, état, situation)
Usage le plus fréquent : décrire qui l’on est, comment on se sent, dans quel état on se trouve.
Je suis disponible demain, mais je suis fatigué ce soir.
Localisation (présence, position)
Dire où se trouve quelqu’un ou quelque chose, souvent avec une préposition (à, dans, sur).
Il est à la maison, et le dossier est sur le bureau.
Auxiliaire (passé composé et autres temps)
Avec certains verbes (souvent de déplacement ou d’état) et avec les pronominaux : je suis venu, elle s’est levée.
Ils sont arrivés tôt, puis ils se sont installés.
Voix passive (style plus formel)
Construction : être + participe passé pour mettre l’accent sur l’action subie.
Le projet est validé par la direction.
Expressions et locutions
Clique une expression pour afficher son sens.
Exemples prêts à l’emploi
Phrases prêtes à l’emploi (selon ton contexte)
Choisis un ton et copie une phrase complète (utile pour mails, messages, rédaction).
Sélectionne un style ci-dessus.
Je suis prêt, mais je suis encore un peu stressé.
Le document est sur la table, il est dans la pochette bleue.
Elle est venue tôt, puis elle est repartie sans bruit.
Le dossier est validé par la direction (voix passive).
C’est un ami, il est très fiable (nom puis adjectif).
Ils se sont lavé les mains (pas d’accord : COD après).
Pièges et erreurs fréquentes
Confusions fréquentes
1) Oublier l’accord du participe passé avec être (elles sont arrivées). 2) Hésiter entre c’est et il est. 3) Mélanger existence (il y a) et jugement (c’est grave, c’est important). 4) Choisir le mauvais auxiliaire (être au lieu d’avoir, ou l’inverse) et perdre l’accord à l’écrit.
Accord du participe passé avec être
Avec « être » auxiliaire, le participe passé s’accorde avec le sujet : elle est venue, ils sont partis, elles sont arrivées. Avec un verbe pronominal (elle s’est levée), l’accord dépend du rôle du pronom (COD ou non). En cas de doute, repère le COD : elle s’est lavé les mains (COD = les mains, après, donc pas d’accord).
« C’est » ou « il est » : le bon choix
En simplifiant : « c’est » introduit souvent un nom ou une identification globale (c’est un ami, c’est Nicolas, c’est important), tandis que « il est / elle est » décrit plus volontiers un état, un adjectif, une catégorie précise (il est sympa, elle est prête). Il existe des cas limites, mais cette règle évite la plupart des erreurs.
Ne pas confondre existence et jugement
« Il y a un problème » signale la présence d’un fait. « Le problème est grave » exprime une appréciation. Le verbe être sert souvent à qualifier (grave, réel, important) alors que « il y a » sert à introduire l’existence.
Auxiliaire : être ou avoir, selon le verbe
On dit je suis allé, je suis né, je suis resté, mais j’ai marché, j’ai dormi, j’ai parlé. Beaucoup de verbes de déplacement et de changement d’état se conjuguent avec être, mais pas tous. À l’écrit, l’auxiliaire déclenche aussi l’accord du participe passé.
Famille de mots
étéParticipe passé de être : j’ai été, elle a été. Sert aussi à former des tournures (ça a été).
essenceNom : ce qui constitue la nature profonde d’une chose (philosophie, langue).
existenceNom : fait d’exister. Proche d’“être” au sens existentiel.
existerVerbe proche : insister sur le fait d’être réel, présent, attesté.
être (nom)Nom masculin : un être vivant, un être humain (sens “créature, individu”).
Le mot être est l’un des piliers du langage, aussi bien en tant que verbe qu’en tant que nom commun. Il exprime l’existence, la définition, l’état et l’identité, tout en servant d’auxiliaire dans la conjugaison des temps composés. Présent dans la philosophie, la grammaire et la pensée humaine depuis des siècles, il occupe une place fondamentale dans la construction des phrases et la formulation des idées. Sa simplicité apparente cache une richesse d’usages qui en fait un mot omniprésent et indispensable à la langue française.
Comme verbe, être permet d’affirmer ou de nier l’existence d’une chose, d’un individu ou d’un concept. Lorsqu'on dit « il est là », on indique une présence, tandis que dans « rien n'est possible », on exprime une négation absolue. Il sert également à caractériser un sujet, en lui attribuant une qualité, un état ou une fonction. Dire « cet arbre est majestueux » ou « elle est enseignante » revient à donner une information essentielle sur l’entité en question. Il joue ainsi un rôle fondamental dans la communication en structurant la pensée et en facilitant la transmission des idées.
En tant qu’auxiliaire, être permet de construire les temps composés de certains verbes, notamment ceux exprimant un changement d’état ou un mouvement. « Je suis allé au marché » ou « il est tombé » montrent comment ce verbe devient un support grammatical pour exprimer des actions passées. Dans la voix passive, il introduit également la transformation d’une phrase active, par exemple, « la lettre a été écrite par Paul ». Cette fonction lui donne une importance technique qui dépasse son simple rôle de verbe d’état.
Le nom être, quant à lui, désigne un individu ou une entité dotée d’une existence propre. Un être vivant est un organisme qui possède les caractéristiques de la vie, qu’il s’agisse d’un humain, d’un animal ou d’une plante. Dans un contexte plus philosophique ou spirituel, il évoque l’essence même de l’existence, ce qui définit un individu au-delà de ses apparences. Dire qu’un être est en quête de sens, c’est reconnaître une dimension introspective qui va au-delà de la simple matérialité.
Dans la pensée philosophique, le concept d’être est au cœur de nombreuses réflexions métaphysiques. Depuis l’Antiquité, les penseurs tentent de définir ce que signifie exister et ce qui distingue l’être de l’apparence. Parménide affirmait que l’être est immuable, tandis que pour Heidegger, il s’agit d’une quête existentielle où l’homme doit prendre conscience de sa propre existence. Ce terme ouvre des perspectives infinies sur la nature de la réalité, du temps et de l’identité.
Dans la littérature et les arts, l’être est souvent interrogé sous différentes formes, à travers des personnages en quête d’eux-mêmes, des œuvres qui explorent la condition humaine et des récits qui posent la question du sens de la vie. Le théâtre existentialiste, la poésie et même la science-fiction explorent les multiples facettes de l’être, tant dans ses dimensions physiques que spirituelles. De Shakespeare à Sartre, en passant par Camus, l’être est au cœur de l’expression artistique et de la compréhension de l’humanité.
L’usage du mot être, que ce soit comme verbe ou comme nom, montre à quel point il est essentiel dans la structuration de la pensée et du langage. Il exprime à la fois l’existence, la définition, le changement et l’identité, en s’insérant dans la plupart des contextes linguistiques et philosophiques. Son importance dépasse le simple cadre grammatical pour toucher à la condition humaine elle-même, en faisant de lui un élément central de la communication et de la réflexion.
Questions fréquentes
Quelle est la définition du mot « être » ?
La présente page rassemble les principaux sens du mot « être »,
organisés par nature grammaticale et accompagnés d’indications utiles (prononciation, genre, notes d’usage...).
Comment écrire correctement le mot « être » ?
Le-Dictionnaire.com rappelle l’orthographe correcte de « être ».
En cas de variantes ou de pièges fréquents, des précisions sont apportées dans les définitions ou les
informations complémentaires.
Le mot « être » est-il masculin ou féminin ?
Lorsque c’est pertinent, le genre grammatical (masculin, féminin, invariable, etc.) est indiqué en haut de la définition,
à côté de la prononciation. Cela aide à accorder correctement les mots dans vos phrases.
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