Définition emprunter

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Cette page rassemble une définition claire du mot emprunter, ses principaux sens en français moderne et, lorsque c’est pertinent, des synonymes, contraires, exemples d’emploi et liens utiles. Le-Dictionnaire.com propose un dictionnaire généraliste, adapté à un usage quotidien : élèves, étudiants, rédacteurs, professionnels ou simples curieux.
Définition Synonymes Conjugaison
Emprunter (Verbe)
[ɑ̃.pʁœ̃.te] / Transitif 1er groupe
  • Demander et recevoir en prêt, obtenir à titre de prêt.
  • (Figuré) Utiliser, se servir de.
  • (Figuré) Se servir, user, tirer parti de ce qui est à un autre ou de ce qu’un autre fournit.
  • (Linguistique) Introduire un mot d’une autre langue.
  • Suivre une voie, un chemin, une route.
  • (Philosophie) Introduire un mot d’un autre.
Informations complémentaires
Le verbe emprunter est l’un de ces mots qui semblent simples à première vue, mais qui recèlent une grande richesse de sens selon le contexte. Son emploi le plus connu concerne l’acte de prendre temporairement quelque chose qui appartient à autrui, avec l’intention de le rendre. Que ce soit un livre, de l’argent, un objet ou même une idée, emprunter implique une notion de dette morale ou contractuelle, souvent associée à une relation de confiance entre celui qui donne et celui qui reçoit.

Dans le domaine financier, "emprunter" prend un sens très précis et structuré : il s’agit de recevoir une somme d’argent d’un prêteur, souvent une banque, en échange d’un engagement à rembourser cette somme avec ou sans intérêts. C’est un pilier du fonctionnement économique moderne, aussi bien pour les ménages que pour les entreprises ou les États. Emprunter de l’argent permet d’investir avant d’avoir les fonds nécessaires, mais cela engage sur le long terme et suppose des garanties.

Sur le plan matériel et quotidien, on peut emprunter un vélo à un voisin, une perceuse à un ami, ou un manteau à un proche. Dans ces cas, il ne s’agit pas d’argent, mais d’un usage temporaire d’un bien. L’acte d’emprunter suppose ici une forme de respect, une promesse implicite de restitution, et reflète aussi un lien social ou de solidarité. Il s’oppose au vol, dans la mesure où il y a accord, même tacite, entre les deux parties.

Mais emprunter ne se limite pas au monde concret. On peut aussi emprunter des mots, des expressions, des idées. En linguistique, le terme est utilisé pour désigner les mots que la langue française a adoptés d’autres langues, comme "week-end" de l’anglais ou "piano" de l’italien. Ce type d’emprunt montre à quel point les langues sont perméables, vivantes, et en constante évolution. C’est un phénomène naturel, qui témoigne d’échanges culturels riches et parfois anciens.

De manière plus abstraite encore, on peut emprunter une attitude, un ton, un style, que ce soit dans l’art, la littérature, le théâtre ou la vie sociale. Un comédien peut emprunter le langage corporel d’un personnage, un auteur peut emprunter des codes à un genre, un individu peut emprunter des manières à une classe sociale ou à un milieu qui n’est pas le sien. Dans ces cas, le mot "emprunter" évoque l’imitation consciente, temporaire, parfois stratégique ou symbolique.

Le verbe emprunter s’utilise aussi avec le sens de prendre une voie, un chemin, un passage. On dira qu’un randonneur emprunte un sentier, ou qu’un bus emprunte une déviation. Ici, l’objet de l’emprunt est spatial, mais l’idée de passage temporaire reste présente : le chemin n’appartient pas à celui qui l’utilise, mais il est mis à disposition. Cela renforce la valeur du mot comme métaphore du mouvement, du passage ou du détour.

Dans un registre plus philosophique ou existentiel, emprunter peut également évoquer ce que nous prenons au monde sans jamais le posséder vraiment : le temps, la vie, les ressources naturelles, les traditions. Certains discours écologiques, par exemple, insistent sur le fait que nous "empruntons la planète aux générations futures". Ce type d’utilisation donne au mot une dimension éthique et collective, soulignant notre responsabilité vis-à-vis de ce qui ne nous appartient pas vraiment.

Grammaticalement, "emprunter" est un verbe transitif, c’est-à-dire qu’il appelle un complément d’objet direct : on emprunte quelque chose. Il se conjugue de manière régulière, et peut également se construire avec un complément indirect (emprunter à quelqu’un). Il peut être confondu à tort avec "prêter", qui désigne l’action inverse. Cette confusion fréquente révèle à quel point les deux verbes sont liés par une relation de miroir, mais non interchangeables.

En résumé, le mot emprunter couvre un champ sémantique très vaste, allant de l’économie à la culture, du langage au comportement, du concret à l’abstrait. C’est un verbe souple, subtil, et profondément humain, car il suppose toujours une relation, une circulation, une trace laissée ou un retour prévu. Emprunter, c’est avancer en s’appuyant sur ce qui nous est donné, sans oublier que ce don est provisoire.
Questions fréquentes
Quelle est la définition du mot « emprunter » ?
La présente page rassemble les principaux sens du mot « emprunter », organisés par nature grammaticale et accompagnés d’indications utiles (prononciation, genre, notes d’usage...).
Comment écrire correctement le mot « emprunter » ?
Le-Dictionnaire.com rappelle l’orthographe correcte de « emprunter ». En cas de variantes ou de pièges fréquents, des précisions sont apportées dans les définitions ou les informations complémentaires.
Le mot « emprunter » est-il masculin ou féminin ?
Lorsque c’est pertinent, le genre grammatical (masculin, féminin, invariable, etc.) est indiqué en haut de la définition, à côté de la prononciation. Cela aide à accorder correctement les mots dans vos phrases.
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